Escapade en Uthai Thani, au centre de la Thaïlande

3 semaines à Bangkok

Trois semaines à Bangkok, c’est long et sans doute pas le meilleur endroit pour tomber amoureux de la Thaïlande. Entre la circulation, la pollution et les nombreux touristes qui viennent juste pour faire la fête à Kaosan Road, on ne voit pas vraiment la Thaïlande sous son meilleur jour…

La seule raison pour laquelle j’y ai passé autant de temps c’est parce que j’attendais le retour de Mon pour qu’elle m’emmène passer quelques jours dans la ferme de ses amis à la campagne, et aussi parce que je n’avais pas vraiment décidé de la suite de mon programme. J’en ai donc profité pour travailler, renflouer les caisses et finir le eBook de recettes de chocolat chaud pour French Made Baking.

ebook Hot Chocolat

L’hostel était confortable et pas cher, à proximité de la zone touristique mais dans un quartier calme. L’équipe a aussi organisé une sortie dans un marché de nuit de la ville (mais pas celui pour les touristes), un gigantesque espace où on peut trouver des vêtements pas chers (pas mal de contrefaçon), des accessoires pour les téléphones et beaucoup beaucoup de street food bien sûr!

Bangkok Night Market

J’ai mangé quelques trucs étranges ou inattendus car je commandais un peu au hasard…

Swing et punch

J’ai aussi eu l’occasion de revoir plusieurs fois Chao (qui m’avait hébergée les premiers jours) et ses amis qui m’ont initiée au swing (la danse) et à la boxe Muay Thai. Tous les dimanches soirs depuis quelques semaines, ils se rassemblent dans l’arrière cour de la maison de Chao et deux profs de Muay Thai viennent avec leur matos pour donner un cours particulier. Les mercredis et samedi, c’est cours de danse. Alors bien sûr le swing ce n’est pas typiquement thaïlandais mais j’ai bien aimé découvrir cette danse et j’avoue que je préfère ça à la boxe.

Not a love story

On ne peut pas dire que j’ai aimé Bangkok. Je n’ai pas été conquise par la nourriture non plus. Venant de Vancouver où il y a de très bons restos thaïs, je n’ai pas été impressionnée.

Je pense que je n’étais pas dans un esprit favorable à la base donc je n’ai pas fait d’effort pour “apprivoiser” cette ville mais par contre je me suis vraiment sentie privilégiée d’avoir un aperçu de la vie quotidienne de ces jeunes de Bangkok qui m’ont accueillie dans leur groupe.

“Happy Earth”, un week-end à la campagne

Puis le jour de quitter Bangkok est enfin arrivé. Les amis de Mon sont venus nous chercher en voiture pour nous emmener dans le district d’Uthai Thani où se situe leur ferme biologique, à environ 3 heures de route au nord-ouest de Bangkok.

Là-bas je vais avoir un vrai aperçu de la vie à la campagne en Thaïlande. Ben, c’est plutôt cool 🙂 On se lève tôt, on prépare le petit-déjeuner, on emmène les enfants à l’école ou au bus, on travaille ou on va au marché faire les courses, on déjeune, on travaille à nouveau puis on va chercher ou on accueille les enfants, on prépare le dîner qu’on partage à la grande table basse, assis en tailleur par terre, et ensuite les amis de Mon passent des heures à refaire le monde en profitant de la fraîcheur de la nuit sur la terrasse. Toutes les générations habitent au même endroit (en fait il y a 2 familles donc 2 maisons côtes à côte, une pour les propriétaires de la ferme et une autre, la maison principale/communale, pour la famille qui travaille avec eux depuis des années).

Le nom de la ferme, Happy Earth Farm (Raidindeejai en thaï), n’a pas été choisi au hasard. On est dans une ferme biologique où on respecte le rythme naturel de la terre donc évidemment pas d’engrais chimiques ni de pesticides et on pratique la rotation des cultures sur les différentes parcelles pour permettre aux sols de se régénérer. Ici, pas question de brûler les parcelles pour pouvoir replanter au plus vite la même chose la saison suivante comme il est pratique courante partout en Asie du Sud-Est. Lors de ma visite, c’était la saison sèche donc les travaux des champs sont quasi-inexistants, ils reprendront lorsque la pluie reviendra. C’est aussi pour ça que le rythme était assez tranquille mais pas seulement. Pi’Kamphol et Nok, le couple qui a repris et transformé ainsi la ferme familiale n’a pas toujours été agriculteur. Ils ont travaillé de nombreuses années à Bangkok pour des ONG avant de décider de tourner le dos à cette vie urbaine de folie et de reprendre contact avec la nature, son rythme et ses cycles. L’arrivée de leur fille a été le déclic, ils voulaient une meilleure qualité de vie et un environnement qui leur permettrait de passer du temps de qualité en famille. Ils sont installés dans un petit coin de paradis au pied des collines.

Ils ont donc développé la culture biologique de soja, de riz, de sésame et de citron kaffir dont ils se servent pour fabriquer des produits pour le corps entièrement naturels. Ils organisent également des ateliers pour expliquer et enseigner comment faire ses propres produits.

J’espère pouvoir revenir un jour à un moment de l’année où l’activité battra son plein! Par contre j’avoue qu’il me faudrait sans doute un peu plus de temps pour m’habituer à dormir à même le sol 😀 Mais je ne me plains pas, j’ai reçu un accueil formidable, ils m’ont emmenée au marché et dans un parc national et j’ai partagé tous leurs repas comme une membre de la famille. J’ai acheté les ananas les moins chères du monde (5 bahts chaque et le vendeur a insisté pour m’en offrir une en plus et faire une photo. Il faut dire que Pi’Kamphol lui avait acheté 2 gros cageots alors il n’était plus à 2 ananas près sans doute).

Hormis Nok et Mon, personne ne parlait anglais donc j’avoue que j’étais parfois un peu larguée… J’ai apporté ma petite contribution en collant des étiquettes sur leurs bouteilles mais j’aurais pu faire plus sans rechigner!

Après 3 jours, j’ai pris mon train de nuit pour Chiang Mai comme prévu. Neuf heures de route mais les couchettes pour dormir sont confortables et un rideau assure une certaine intimité. J’ai finalement rejoins Chiang Mai en fin de matinée.

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