Jour 4: Chillin’ in Fort Cochin

Après cette matinée riche en émotions, l’après-midi sera tranquille. 

 Je vais déjeuner au petit café français Alice Délices dans le centre de Fort Cochin. Le menu est sommaire pour le déjeuner mais je trouverai quand même de quoi me sustenter. Je rencontre la propriétaire et lui demande si elle serait d’accord pour répondre à quelques questions pour le blog frenchmadebaking.com. Pas de soucis donc on prend rendez-vous pour la fin d’après-midi. 

Shopping

Je n’ai pas emmené beaucoup de vêtements avec moi donc je décide faire un peu de shopping, une tunique et un pantalon, en essayant de mettre en pratique les techniques de négociation que je viens d’apprendre. Je ressors sans rien acheter de la première boutique car nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur un prix. Moralité: sa marchandise est peut-être d’une qualité qui justifie le prix mais ce n’est pas vraiment ce que je cherche.

Je m’arrête ensuite réserver mon cours de cuisine pour le lendemain dans une petite boutique à côté du homestay. Rasiya vend aussi des épices et vêtements dont le style me plaît plus donc je ne négocie presque pas le prix. Je ne négocie pas non plus le cours de cuisine alors que j’aurais sans doute pu mais bon, à $13 canadiens (même pas 10 euros), what’s the point comme on dit, j’aurais peut-être économisé $2. Ceci dit, la négotiation c’est aussi une coutume locale et c’est bien vu de s’y prêter tant que chacun y trouve son compte. Moralité: j’ai encore du mal à négocier avec les gens sympas, mais bon, il faut bien faire tourner le petit commerce local 😀

A posteri quand je vois mon pantalon qui craque à toutes les coutures tellement le tissu est fin, je regrette un peu… Mais il est joli, et confortable… Pour la tunique par contre, pas de regrets, elle est belle et me va bien (en toute modestie). 

Je récupère mon ordinateur au homestay et retourne chez Alice écrire un peu en attendant qu’elle soit dispo pour me parler. Je mettrai un lien vers l’article quand il sera en ligne chez French Made. 

Alice Delices the croissant

Lucky Star Hotel

Dîner au Lucky Star Hotel qui m’a été recommandé par Clinton et Alice. Alors ça a peut-être été un hotel il y a longtemps mais l’étage n’abrite visiblement plus rien. La cantine par contre tourne à plein. Les habitants du coin se succèdent pour un thé (chai) et des chapatis. La broche à viande shawarma a aussi du succès. 

Le menu est écrit en alphabet latin mais les noms des légumes ou de la viande sont les noms locaux donc je n’ai aucune idée de ce que je vais manger. Je demande conseil au serveur (What’s popular? What do you recommend?). Sa réponse: “Parotha and curry.”
– Ok, sounds good. I’ll get that.
– Veg’ or meat? (légumes ou viande?)
– Euh, veg. Et là il me pointe la section sur le menu puis il me laisse décider. Ca me fait une belle jambe, je ne comprends toujours rien… Enfin si je sais qu’aloo c’est la pomme de terre, palak l’épinard et capsicum le poivron mais je n’ai envie d’aucun des 3. Je me souviens du mot hindi pour aubergine alors je tente: “Baingan?”
Il hésite puis me pointe un truc. Phonétiquement ça ressemble… Je dis ok, on verra bien. Arrive alors sur la table un curry d’okra, pas vraiment ce à quoi je m’attendais mais c’est bon et pas trop épicé alors ça me va. 
So far so good, je n’ai toujours pas été malade, youhou!

Donc depuis mon arrivée j’ai appris que le poivron ici se dit capsicum (quand Marie m’en a parlé pour la première fois j’ai cru qu’elle allait me sortir un légume exotique mais j’ai été déçue) et l’okra se dit ladyfinger (on est loin du biscuit cuillère qui se dit aussi ladyfinger au Canada) ou binti. 

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