Jour 3: Take it easy (à la cool)

Grasse mat’ pour récupérer de la fatigue et du décalage horaire. Je vais déjeuner au café de l’auberge de jeunesse voisine en espérant croiser d’autres voyageurs avec qui discuter mais c’est très calme, apparemment la grosse saison touristique c’est plutôt décembre. A cause des terribles inondations du mois d’août, la fréquentation est en baisse, un certain nombre de touristes ayant annulé leur séjour ou changé de plan. Le gérant de l’auberge vient me tenir compagnie un moment, c’est toujours ça 🙂

Le calme avant la tempête

Je me mets en quête d’une carte Sim indienne pour me faciliter la vie puis je reste un peu dehors prendre quelques photos. Pour la modique somme de 399 roupies (CAD$ 7.35/ 4.86€) je suis sensée avoir 1.5 Go de données par jour (oui, par jour) et communications illimitées pendant 1 mois. Mais il faut attendre 24h avant qu’elle ne soit activée, le temps de vérifier la paperasse que j’ai dû remplir en tant que touriste (copie du passeport, adresse domicile et locale, photo d’identité). Enfin ça c’est la théorie, j’y reviendrai…

Je trouve la ville plus calme que les autres jours, il faut dire qu’il a bien plu le matin et que le temps est toujours menaçant, de grosses bourrasques balaient les rues et le front de mer et la pluie se remet à tomber. Les pêcheurs remballent les gaules et les filets.

kochi fishing nets

 

Assez rapidement je me dis que ce n’est peut-être pas une bonne idée de rester au bord de la mer alors qu’une tempête tropicale s’annonce donc je décide d’aller voir le fameux café Kashi qui était fermé hier.

L’endroit est très agréable, la salle est installée dans une cour (couverte) à l’arrière et on est complètement coupés de la ville. La nourriture a l’air bonne. Assez rapidement il se met à tomber des trombes d’eau dignes de la mousson et ça durera comme ça jusque tard dans la nuit! J’apprendrai le lendemain qu’un cyclone a touché l’état voisin du Tamil Nadu et qu’en fait on s’est pris la périphérie de ce cyclone. Les météorologues n’étaient d’ailleurs pas certains de sa trajectoire et pensaient qu’il pouvait peut-être venir sur le Kerala aussi, ça doit être pour ça que les gens étaient restés à l’abri et que je trouvais la ville calme.

En vraie mère poule Marie m’avait prêté un parapluie mais j’arriverai quand même trempée à la maison, n’ayant pu éviter toutes les flaques sur le chemin, certaines faisant la largeur de la rue…

Juste des pâtes et du thon? wtf? (what the fuck?)

Ne voulant pas ressortir à la nuit tombée pour aller dîner dehors, j’ai acheté un paquet de pâtes et une boîte de thon (mets de luxe le thon, si j’avais su j’aurais essayé de trouver une alternative) pour me faire un dîner rapide dans la cuisine du homestay (ils m’avaient dit que c’était ok). Marie me regarde cuire mes pâtes façon risotto d’un air perplexe et me propose des légumes et des épices parce qu’elle a pitié de moi. “Comment ça tu fais un curry sans oignons, sans haricots verts, carottes ou poivrons??? et sans sauce? Mais c’est triste! Pis ça va pas avoir de goût!” On est d’accord mais c’est trop compliqué d’expliquer par écrit et par delà la barrière culturelle que “je fais juste des pâtes au thon en vitesse, no big deal… je mangerai mieux demain…” Je crois que c’est un concept qui lui échappe! Je lui prends quand même une carotte, un assortiment d’épices et de la sauce en la remerciant. Pendant l’orage on a eu droit à une coupure d’électricité qui a bien duré 3h. Heureusement il y a des batteries pour alimenter les chambres (le ventilo!!) et l’entrée, et la cuisine se fait au gaz. J’en profite pour trier mes photos puis je sors de ma chambre pour discuter avec mes hôtes. Clinton me raconte ses voyages sur un bateau de marine marchande dans sa jeunesse (au Canada il fait froid, il a vu le St Laurent gelé) et sa philosophie en tant qu’hôte d’un homestay. Il mène une vie simple et saine, yoga et méditation le matin suivis d’une promenade, il fait attention à ce qu’il mange, ne boit pas, ne fume pas. Je n’aurais pu espérer mieux comme “comité d’accueil” au Kerala.

Adresses:

Happy Camper Hostel and Café: pour faire une pause de la cuisine indienne. Ils servent des petits déjeuners plus à l’occidentale (avec des oeufs), mais aussi des masala omelettes aux épices. C’est préparé en direct et c’est bon.

Kashi Café and Gallery

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