Will you be my Valentine?

Valentine’s Day in the US and Canada is really something… It’s an experience (an annoying one if you ask me). It’s almost as big as Christmas et retailers of all kinds are happy about it. Almost as soon as Christmas is over and the decorations taken down, you can see red and pink hearts everywhere and ads reminding you that you need to find the perfect gift for your loved one.

I can’t say I’m a romantic person and I’ve never really liked Valentine’s Day (because of all those lonely V-Days maybe!). We eat out often enough not to rush to the first fancy restaurant along with everyone else on Valentine’s Day to enjoy an overpriced set menu because “it’s Valentine’s Day, you gotta do something special!”. But I understand some people might need to celebrate and that’s fine.

What bothers me was the time when a colleague I vaguely knew and who only worked part time in our office showed up and wished everyone a “Happy Valentine’s Day”. “Ok, sure, happy V-Day too” (PS: I don’t even like you but oh well let’s be polite…). And then everyone asks everyone “are you doing anything special tonight?”. Mind your own business please, why would I share details about my love life with you? It’s not a if we were discussing the subject together any other day… And If you say you haven’t planned anything, they look at you like you’re from Mars.

They learn from a very young age that Valentine’s Day is to be celebrated, and cards have to be bought and offered. But they don’t want to offend anyone, so when the kids are in elementary school, the parents have to buy cards for every single kid in the class (one of my colleagues had to buy 28 cards…). They also had a party and my colleague had to buy 28 cupcakes (with no nuts because of allergies) to feed all these loving mouths. Spending money and sugar (and spending money on sugary things), welcome to North America!

It’s nice they don’t want to leave anyone out and feeling unloved but what a shock when you arrive in high school and you find out that not everyone likes you and that life (and other kids) can be unfair. That Kelly the head of the cheerleaders squad gets way more Valentine’s cards than Brenda who is just a “regular girl”..

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Si la Saint Valentin en France vous insupporte, sachez qu’ici c’est encore pire… C’est presque devenu un mini-Noël pour certains et les marchands de cartes se frottent les mains. Presque aussitôt après que les décos de Noël des magasins sont enlevées, elles sont remplacées par des coeurs et toutes les déclinaisons possibles de rose et de rouge.

Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas une grande romantique, en plus je n’ai jamais aimé la Saint Valentin (tous ces 14 février en célibataire c’est plutôt déprimant), et je ne me suis pas mise à aimer cette fête du jour au lendemain juste parce que j’avais quelqu’un avec qui la passer… Mon chéri et moi allons déjà suffisamment au resto pour ne pas nous y précipiter en même temps que tout le monde parce que “tu comprends, c’est la Saint Valentin alors il faut qu’on fasse quelque chose”. Mais bon, soit, je comprends que certains puissent avoir envie de marquer le coup, chaque couple a son rythme et ses petits rituels. Non, ce qui m’a franchement gênée c’est quand une vague collègue qui travaille au siège et que je vois 3 à 4 fois par mois au bureau et aux fêtes d’entreprise m’a souhaité un “Happy Valentine’s Day”. Euh, ok, merci, c’est gentil: “Happy Valentine’s Day too”… Certes, cette collègue est un cas un peu à part, déjà à Noël elle avait offert à tout le monde un album photo avec des photos de chacun à la fête de fin d’année de la boîte (bien sûr, personne n’avait prévu le coup donc c’était un peu gênant de ne rien lui donner en échange). Et toute la journée, on m’a demandé si j’avais prévu quelque chose et raconté ce que l’on avait prévu de son côté (rien de bien extravagant).

Le truc ici c’est que le conditionnement commence très tôt. Dès tout petits, les enfants sont habitués à recevoir des cartes et des petits cadeaux (qui, au fil du temps et de l’évolution de la société ont tendance à devenir plus gros) de leurs proches (parents, grands-parents) et camarades de classe. La Saint Valentin c’est la fête de l’amour mais pas forcément celui de Cupidon en fait (c’était pas assez politiquement correct de laisser les célibataires sur la touche? Ca part peut-être d’une bonne intention mais bon, ça surprend quand on vient de France…)

Un de mes collègues m’a ainsi appris qu’il avait dû acheter 28 petites cartes de Saint Valentin pour que sa fille distribue à chacun de ses camarades de classe (comme dans les séries TV). Là encore, je me demande si le politiquement correct impose d’aimer tout le monde dans sa classe? Ca va leur faire un choc aux gamins quand ils vont débarquer au lycée et qu’ils vont se rendre compte que le monde est injuste, que Kelly la chef des pompom-girls est en fait vachement plus populaire que Brenda qui est tout juste bonne à garder le sac de ses copines pendant les boums et ne reçoit plus de carte de Saint Valentin que de ses parents… Pas romantique et cynique, ouais, je sais…  Je ne dis pas qu’il faut traumatiser les pauvres gamins dès la maternelle mais y’a peut-être un juste milieu non? Et en plus des 28 cartes, mon collègue a dû acheter 28 cupcakes pour la “Fête de Saint Valentin” de l’école (pas demandé en quoi consistait ladite fête mais j’imagine que cela consistait en un goûter géant).

Bon allez, c’est presque passé, on est tranquilles pour un an avant que ça revienne!

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